Fonctionnement du Cerveau et Stress Post traumatique

 

Lors d'un stress physique ou psychique ( accident, agression, maltraitance ) représentant un danger pour notre intégrité, notre cerveau se met en oeuvre instantanément afin de nous permettre une réaction émotionnelle de survie adaptée, automatique et non conscciente:

- Cette réaction est commandée par l'amygdale cérébrale qui donne l'alarme, et commande la sécrétion des l'hormones du stress (adrénaline, cortisol), qui permettent de mobiliser l'énergie nécessaire.

- Puis, le cortex cérébral, informé du danger, analyse les informations, en lien avec l'hippocampe qui stocke toutes les données de nos expériences, gère les mémoires. Le cortex peut alors élaborer les stratégies les plus adaptées à la situation.

La sidération psychique: en cas de fort traumatisme, ou de traumatismes répétés, au surplus de violence, l'activité corticale se paralyse, entrainant un état de sidération, une incapacité de réaction. Suite à une montée en puissance des sécrétions d'hormones de stress, dangereux pour l'intégrité, le cerveau se met en état de sauvegarde: la disjonction interrompt brutalement les connexions à l'amygdale, qui isolée des autres structures cesse de commander la sécrétion des hormones de stress.

La disjonction traumatique est à l'origine de lourdes conséquences neuro-biologiques: l'anesthésie émotionnelle et physique ( état de dissociation, interdisant toute réaction ), et l'amnésie traumatique (la mémoire du traumatisme est piégées dans l'amygdale, à l'origine de grandes souffrances ultérieures ).

La mémoire émotionnelle et sensorielle, hypersensible, échappe au contrôle des fonctions supérieures, à toute analyse, elle ne peut être revécue que de façon hallucinée, elle mène à des comportements qui échappent à la volonté.

 Le Neurofeedback permet par la créations de nouveaux circuits cérébraux, d'apaiser les émotions inappropriées, de traiter les dysfonctionnements neurovégétatifs, d'accompagner pleinement le travail thérapeutique de reconstruction.